Témoignages

Dans cette section vous trouverez des témoignages de différents agents de la paix du Québec et d’ailleurs qui ont vécu une expérience avec Dieu dans leur travail. Que ce soit des vies qui furent transformées, d’avoir achevé une enquête qui semblait impossible, d’avoir sauvé des vies en étant divinement averti par Dieu ou un simple sentiment d’avoir fait une différence dans la vie de quelqu’un, vous trouverez toutes sortes d’histoire qui sauront ranimer la foi en chacun de vous.

Pour ceux qui aimeraient partager leur histoire, je vous invite à me les envoyer par courriel au fcpo.quebec@gmail.com Aucun nom ne sera publié à moins d’une demande contraire. Bonne lecture!!

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Mon entrée dans la police – Partie 1

Apocalypse 3; 8b:

« J‘ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer »

Quand j’ai été engagé dans la police pour la première fois, j’étais loin de me douter que je perdrais mon travail 6 mois plus tard. Un certain capitaine qui ne me voyait pas dans sa soupe entrepris d’accumuler un dossier contre moi et quand vint le temps de me congédier, il me conseilla de lui remettre ma démission pour que je n’aies pas à dire durant d’autres entrevues que j’avais été mis à la porte. Je lui ai donc remis ma démission et j’ai appliqué pour 31 des 32 corps de police du Québec. En entrevue je faisais comme le capitaine m’avais suggéré de faire et je racontais avoir donné ma démission de façon volontaire même si en vérité je l’avais donné de façon forcée; après tout c’était l’entente avec le capitaine! Malgré cela j’ai été refusé par les 31 organisations pour lesquelles j’avais postulé.

Je suis donc aller rencontrer le capitaine des affaires internes de mon premier employeur pour lui demander si je pouvais revenir dans l’organisation en lui disant que je regrettais mes erreurs du passé et que j’avais cheminé durant les dernier mois. Il m’a dit que le directeur ne voulait rien savoir mais qu’il avait énormément apprécié que je sois allé m’humilier devant lui, lui ayant démontré beaucoup de maturité. Cela ne me donnait pas de travail pour autant …

Puis j’ai appliqué pour le 32e et dernier corps de police (pour lequel je n’avais jamais envoyé mon nom étant convaincu qu’un corps de police si important ne voudrait jamais de moi) et je fus invité à l’entrevue. En entrevue j’ai expliqué cette fois-ci que j’avais remis ma démission de force et que j’avais beaucoup appris durant la dernière année à me chercher un emploi.

Par ma plus grande surprise je fus engagé par cet employeur et encore aujourd’hui j’y travailles toujours avec grand bonheur. Quand vint le temps de déménager pour me rapprocher de mon nouveau travail j’en ai profiter pour aller saluer une dernière fois le capitaine des affaires internes que j’avais rencontré et il m’a dit qu’il était déjà au courant. Il m’a raconté que le jour où mon employeur avait appelé pour avoir des informations sur moi qu’on lui avait transféré l’appel puisque le capitaine qui m’avait menti était absent pour cause de maladie (il n’avait jamais pris de congé maladie dans le passé). Il leur a donc raconté que j’étais allé m’humilier devant lui et que si plus de policiers avaient la même attitude de repentance, que la police irait beaucoup plus loin. Cela fut assez pour les convaincre de m’engager!

J’étais convaincu que plus jamais je ne serais policier mais Dieu en avait décidé autrement; la porte était encore ouverte!

Eric Beauchamp, Policier pour le Service de Police de l'Agglomération de Longueuil
http://www.police4c.ca/fr/team-view/eric-beauchamp/
eric.beauchamp@police4c.ca

Mon entrée dans la police – Partie 2

Matthieu 6; 34:

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même »

Puisque mon nouveau travail n’était pas dans la ville où nous demeurions et que ma femme devait finir son cour à l’école nous avons du établir un budget afin de déterminer combien nous pouvions mettre sur un logement pour moi là-bas et sur une 2e auto pour que je puisse voyager. Nous ne pouvions pas investir plus de 600$/mois sans quoi nous nous endetterions sérieusement.

Nous avons donc choisi d’acheter une petite Yaris qui serait très économique et très peu cher mais après avoir vérifié dans plus de 5 concessionnaires il n’en restait plus une seule dans tout le Québec. Nous sommes donc allés dans un dernier garage qui nous raconta la même chose. Cependant, le vendeur alla voir son inventaire et remarqua qu’une Yaris avait une étiquette « Vendue » qui avait été oubliée sur le pare-brise puisque les acheteurs ne s’étaient pas qualifiés au crédit. Nous l’avons donc acheté immédiatement et elle ne nous a couté que 200$/mois incluant les taxes, intérêts et pneus d’hiver. Il ne restait plus qu’à me trouver un endroit où demeurer avec seulement 400$ …

J’ai donc appelé dans une église de la région et la secrétaire m’informa qu’une fille de l’église avait une grand-mère qui ne dormait plus la nuit depuis qu’un voleur avait essayé d’entrer chez elle. J’ai donc rencontré cette dame qui m’offra de demeurer chez elle pour la modique somme de 400$/mois incluant un sous-sol complet, ma propre salle de bain, mon salon, le câble, le téléphone ainsi que TOUS mes repas d’inclus! En échange elle ne demandait seulement à ce que je passe de temps en temps avec l’auto de police devant sa maison pour la rassurer la nuit. Quand les autres agents sur mon équipe apprirent cela ils passèrent eux aussi devant sa maison en allumant les gyrophares pour la rassurer!

Eric Beauchamp, Policier pour le Service de Police de l'Agglomération de Longueuil
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Nous avons pleine autorité!

Psaumes 44; 6:

« Car ce n’est pas en mon arc que je me confie, Ce n’est pas mon épée qui me sauvera »

Un matin d’hiver nous avons reçu un appel d’une famille disant qu’un de leur membre était hors de contrôle. Une fois sur les lieux un jeune adolescent de 6’4 » – 250lbs qui criait des mots dans une langue inaudible était maintenu au sol par son frère qui avait lui aussi la même corpulence. Lorsque j’ai demandé à son frère qu’elle langue leur famille parlait, il m’a répondu qu’ils ne parlaient que le français et que personne ne comprenait ce que l’adolescent racontait.

Je savais que nous allions devoir l’amener à l’hôpital et que nous aurions surement à utiliser la force puisque sa famille nous avait mentionné que la situation était comme cela depuis 23:00 la veille. Ils nous dirent également que leur fils ne faisait que se rouler au sol et qu’il ne marchait plus depuis plus de 12 heures. J’ai donc mis ma main sur sa jambe (alors que son frère le maitrisait toujours) et je me suis mis à prier et à demander autorité sur peu importe ce qui causait cet état. À ce moment le jeune me regarda avec des yeux vides et se mit à parler dans une langue inconnu et à me crier après; il se débattait de plus en plus fort.

Puis lorsque les ambulanciers arrivèrent, je lui ai dis de se lever parce que nous allions devoir partir. Instantanément il se leva, mit ses bottes et embarqua de lui-même dans l’ambulance. En un instant, tout ce que le jeune avait fait durant les 12 dernières heures venaient de se terminer! Ma crainte de ne pas savoir ce qui allait se passer venait de disparaitre à l’instant! La famille n’y comprenait rien ….. et moi non plus! C’était la première fois que j’osais prier pour une telle situation! J’ai réellement réalisé ce jour là que je possédais 2 formes d’autorités: Celle qui venait avec mon uniforme et celle de la croix.

Eric Beauchamp, Policier pour le Service de Police de l'Agglomération de Longueuil
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Un virage à 180°

1 Corinthiens 1; 18:

« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu »

Dans un début d’avant-midi moi et mon partenaire avons reçu un appel pour un jeune s’étant fait prendre avec de la drogue à l’école. Ce qu’il faut savoir c’est que cette école était sa dernière chance d’avoir un diplôme s’étant fait expulser de toutes les autres écoles pour la même raison. Quand je suis arrivé à l’école je n’ai pas vu un « kid » qui faisait de l’attitude mais un jeune adulte de 18 ans qui regardait continuellement au sol sachant ce qui l’attendait.

Quelque chose en moi me disait de lui parler de Jésus mais je ne savais pas par où commencer ni quoi lui dire. Alors, puisque nous étions un vendredi, je l’ai simplement invité à venir nous rejoindre ce soir là dans notre groupe jeunesse à l’église. Contre toute attente il se présenta et j’eu la chance de pouvoir en apprendre un peu plus sur lui et sur sa situation avec sa famille. Nous lui avons remis une bible et il se mit à pleurer disant n’avoir jamais reçu tant d’amour; même de sa propre famille. Puis, par un concours de circonstance je n’ai plus jamais eu de nouvelles de lui.

Ce n’est que 5 ans plus tard via une connaissance commune que j’ai appris qu’il avait fait un virage à 180° dans sa vie, qu’il avait mit toutes les drogues de côté, qu’il s’était joint à une église, avait accepté Jésus dans sa vie et s’impliquait activement dans son église.

Dieu nous a dit que ce n’est pas un esprit de timidité qu’Il a mit en nous mais un esprit de force. Osons ouvrir la bouche pour Jesus!

Eric Beauchamp, Policier pour le Service de Police de l'Agglomération de Longueuil
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